Cette intervention s’adresse aux personnes présentant paradoxalement des fesses plates et/ou une poitrine insuffisamment développée, associées à des excès graisseux disgracieux sur d’autres parties du corps (ventre, culotte de cheval,…).
Le principe est de liposucer les zones de surplus de gras ; la graisse prélevée est ensuite centrifugée et purifiée avant d'être réinjectée au niveau des fesses et/ou des seins afin de leur redonner le galbe souhaité.
La silhouette est ainsi redessinée et harmonisée.
Cette intervention permet de rééquilibrer au mieux la silhouette.
Les limites
C’est une technique qui nécessite cependant d’avoir assez de graisse sur certaines parties du corps pour pouvoir la prélever sans séquelles. Chez les personnes trop maigres ont s’orientera plutôt vers :
- soit les prothèses en silicone : de fesse ou mammaire
- soit l’injection de produits résorbables de synthèse (comme le Macrolane) au niveau des fesses; l'injection de ces produits de synthèse est par contre interdite au niveau des seins.
La lipo-structure consiste à prélever des tissus graisseux de la patiente (cuisses, ventre, hanches, genoux etc..., selon les cas) et à les implanter dans les fesses et/ou les seins ayant un défaut de volume, qu'il soit localisé (décolleté) ou général. On procède ni plus ni moins à une greffe des cellules adipeuses : les tissus d'accueil doivent revasculariser la graisse implantée.
Anesthésie générale de 2 heures avec hospitalisation de 1 jour.
Suites opératoires sont assez simples, équivalentes à celles d'une liposuccion
Reprise de au bout de quelques jours d'une activité normale
Cas particulier de la poitrine
Le risque de survenue de kyste graisseux ou de cytostéatonécrose (échec de greffe) est faible car les procédés de greffe de graisse d'aujourd'hui offrent la possibilité d'effectuer des réinjections harmonieuses.
L'apparition de boules dures, lisses et pouvant bouger, caractérise une mauvaise prise de la greffe (cytostéatonécrose). Ces symptômes, typiquement cliniques, sont peu douloureux au niveau de la poitrine. La réinjection graisseuse peut être observée par radiologie sous forme de calcifications (dues à la cicatrisation des tissus), pouvant survenir dans n'importe quelle chirurgie mammaire, qu'elle soit esthétique ou pas : réduction ou augmentation du volume des seins, excision de grosseurs plus ou moins importante, etc.
Des radiologues aguerris peuvent parfaitement déceler ces calcifications (micro ou macro) et les distinguer de celles survenant dans un cas de cancer du sein, en complétant l'examen par une échographie ou une IRM. Un cancer du sein ne peut pas être occasionné par une greffe de graisse. En revanche, s'il en existait un, une récidive locale est toujours possible. Si une grosseur est constatée au niveau du sein et semble s'amplifier, et que les examens radiologiques ne permettent pas d'infirmer ou de confirmer sa nature, on procédera à des microbiopsies, comme pour un sein d'origine.
Aujourd'hui, le diagnostic d'un radiologue spécialisé en imagerie mammaire n'est pas gêné par une lipo-structure de la poitrine parfaitement réalisée par un chirurgien plasticien compétent et habitué à en pratiquer.
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